Sécurité routière : les oreillettes aux oubliettes

jeudi 02 juillet 2015

Depuis le 1er juillet, c’est fini : plus aucune tolérance quant à l’utilisation d’oreillette ou de dispositif susceptible d’émettre du son à l’oreille pendant la conduite, en voiture, moto ou vélo.

Les contrevenants risquent une amende forfaitaire de 135 € et un retrait de 3 points sur leur permis de conduire. La sanction est lourde... Mais le risque l’est bien plus.

En moyenne chaque jour, 10 personnes meurent ou sont grièvement blessées sur les routes à cause de l’utilisation du téléphone. En cause, notre réactivité qui diminue considérablement : une conversation téléphonique augmente notre temps de réaction de 70 %. Notre attention se détourne de la route et le conducteur "s’isole" : le nombre d’informations qui arrivent à notre cerveau est divisé par 2 et notre temps de réaction augmente de 70 %.  De plus, la mise en danger ne se limite pas au seul conducteur du véhicule, tous les usagers de la route qui le croisent sont, sans le vouloir, exposés.

Et pas besoin de téléphoner pour se mettre en danger. Écouter de la musique, la radio, son GPS... Bref, le port à l’oreille, par le conducteur d’un véhicule en circulation, de tout dispositif susceptible d’émettre du son, à l’exception des appareils électroniques correcteurs de surdité (Décret n° 2015-743 du 24 juin 2015) est interdit. Seuls les véhicules et les casques équipés de kit bluetooth sont autorisés.

Ce message n'est pourtant pas nouveau. Depuis 2003, la Commission Nationale des Accidents du Travail et des Maladies Professionnelles, via les CARSAT notamment, sensibilise les employeurs et les salariés aux dangers de l'utilisation du téléphone en conduisant, quel que soit le dispositif technique utilisé.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la Sécurité Routière.


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