Ebola : quel risque pour les entreprises ?

mardi 28 octobre 2014
La fièvre hémorragique à virus Ebola connaît une flambée sans précédent en Afrique de l’Ouest. La Guinée, le Sierra Leone, le Libéria et le Nigéria en sont aujourd’hui les 4 foyers ardents. Mais en cas de déplacement d’un salarié dans un des ces pays, quelles questions doit se poser l’entreprise ? A qui s’adresser en cas de doute ?
 

Bien que relativement faible, le risque d’importation de la maladie en France ne peut être totalement exclu. Sauf impératif, il est d’ailleurs fortement déconseillé aux français de se rendre dans les pays où sévit ce virus. En cas de déplacement, aucune précaution ne doit être négligée.

Contagiosité. Le virus Ebola se transmet d’homme à homme par un contact physique rapproché ou par un contact avec des surfaces souillées par des liquides biologiques des personnes infectées. Il pourra s’agir d’un contact direct avec le sang, des larmes, la salive, le lait maternel, du sperme, la sueur, les selles ou des vomissures des malades.
Mais attention : il n’y a pas de contamination aérienne, sauf projection massive. La personne infectée n’est contagieuse qu’au moment de l’apparition des 1ers symptômes, la période d’incubation variant de 2 à 21 jours.

Signes cliniques. L’Organisation Mondiale de la Santé et le ministère de la Santé proposent une description précise et détaillée de la maladie sur leurs sites. En phase initiale, les symptômes sont non-spécifiques : fièvre, maux de tête, douleurs. Puis l’état du malade se dégrade rapidement : vomissements, diarrhée, éruptions cutanées, insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, des hémorragies internes et externes.

Pour ceux qui reviennent. Pour les voyageurs de retour d’un pays à risque, sans symptôme, il est recommandé de surveiller quotidiennement sa température. En cas de fièvre supérieure ou égale à 38°C, il convient de se signaler au centre 15.
En revanche, tout cas suspect symptomatique doit être signalé. Un numéro : le 15.

Pour ceux qui partent. En l’absence de vaccin pour l’homme, quelques mesures de protection simples mais essentielles sont à observer par les personnes se rendant dans un pays à risque. D’abord, bien se renseigner : les sites du ministère des Affaires étrangères et du Développement International ainsi que celui de l’OMS offrent un suivi de l’évolution de l’épidémie.
Sur place, le respect des consignes des autorités locales et des règles d’hygiène de base (se laver fréquemment les mains avec du savon ou une solution hydro-alcoolique) est incontournable.
Il faut également éviter tout contact rapproché avec des personnes fiévreuses et des animaux sauvages (vivants ou morts). La consommation de viande de brousse est proscrite. Il est enfin vivement conseillé de cuire soigneusement tout produit animal (sang, lait viande, etc.) avant consommation.

Utiles. Une question ? Un numéro vert : 08 00 13 00 00. Vous pouvez aussi prendre contact avec le service de santé au travail auquel vous adhérez.
Une ligne spécifique est à disposition des professionnels de santé en Aquitaine 24h/24 et 7j/7 : 05 57 01 47 90 ou ars33-alerte@ars.sante.fr
Les sites de l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS), de l'OMS, du ministère de la Santé et du ministère des Affaires étrangères et du Développement International sont des sources d’information très utiles.

Compte tenu de l'évolution de l'épidémie et des informations disponibles, ces éléments sont susceptibles d'évoluer.


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